Formé au printemps 2011, le Collectif contre le Contrôle au Faciès réunit informellement associations, personnalités et membres de la société civile à travers la France qui veulent tenir les officiers de police comptables de leurs actes, et obtenir une réforme de la loi encadrant les contrôles afin de permettre un recours en cas de contrôles discriminatoires.

Le contrôle sur la base de la seule apparence, ainsi que ses conséquences dramatiques, sont dénoncées depuis des années, par associations de terrains, personnalités, chercheurs, ONGs, et élus locaux. Mais c’est suite à la publication d’une étude du CNRS révélant qu’à Paris, un style « jeune » multiplie par 11 le risque d’être contrôlé, et celui d’être perçu comme noir ou arabe le multiplie respectivement de 6 et 8 fois qu’un collectif informel s’est formé.

A travers des initiatives collectives, sur le terrain mais aussi aux niveaux médiatique, juridique et politique, les  fondateurs du collectif ont décidé de rassembler différentes parties prenantes autour de la table pour définir des mesures applicables pour améliorer les rapports police-habitants à travers une pratique policière plus efficace, transparente, et dans le respect des droits de chacun.

L’objectif long terme du Collectif est de  freiner la pratique abusive et illégale du contrôle d’identité que représente le contrôle au faciès, dont l’inefficacité est démontrée.

Le Collectif est à l’origine :

  • d’un numéro de SMS auquel les personnes contrôlées sans motif ou victimes d’abus policiers peuvent le signaler pour connaître leurs droits, et être orientés vers différents recours;
  • de la web-série « Mon 1er contrôle d’identité », dont la première saison reprenait les récits de contrôles abusifs de plus de 30 rappeurs français (près de 2 millions de vues), et la seconde ceux de personnalités issues de la société civile (élus, artistes, sportifs, journalistes, etc.);
  • de la première action en justice collective contre l’Etat pour contrôle au faciès, en collaboration avec le Syndicat des Avocats de France et l’Open Society Justice Initiative, mais aussi de dizaines de recours en pénal et devant le Défenseur des Droits pour contrôles abusifs;

 

 

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