Fév 2016 29

         Cinq ans de contrôles abusifs racontés par les victimes, leurs familles et leurs témoins. C’est ce que propose le rapport « Les Maux du Déni » qui sortira à l’occasion de l’ouverture des débats parlementaires sur la réforme de procédure pénale à l’Assemblée Nationale, le 1er mars prochain.

Le rapport, qui s’articule autour de citations directes des victimes et de chiffres qui recensent les types de griefs exposés et les obstacles au recours au droit, relaye le vécu des 2283 personnes qui ont sollicité le pôle juridique du Collectif pour se renseigner, dénoncer, ou demander une orientation juridique.

Révélant une violence inouïe vécue par des enfants et des adultes dont les maux, parfois tabous, se transforment en combat, en résignation ou en haine selon les parcours de vie, le rapport met en garde sur une impunité policière dont on refuse de voir les dérives et les conséquences, qui peuvent prendre des tournures dramatiques pour le pays dans son ensemble.

 Alors que le 25 février, Médiapart révélait que l’agent judiciaire de l’Etat justifie le contrôle au faciès dans l’action en justice contre l’Etat intentée par 13 plaignants via le pôle juridique du Collectif par la « législation sur les étrangers » et le « contrôle des stupéfiants », et que l’imminente réforme de procédure pénale risque d’enterrer le peu de droits des citoyens face aux forces de l’ordre tout en mettant en péril le droit à la vie, les associations du Collectif souhaitent ainsi alerter sur la partie immergée de l’iceberg des rapports police-population, et offrir matière à réflexion sur une autre approche en matière de l’action des forces de l’ordre, qu’elles jugent nécessaire et urgente.

Contre-vérités sur le reçu du contrôle d’identité
Juin 2012 06

L’engagement du chef de gouvernement de mettre en place une politique de reçu de contrôle d’identité – qui conjugue parfaitement justice, égalité et amélioration significative de la lutte contre la délinquance – est débattue dans la plus grande des confusions. À cet effet, il est donc utile que le Collectif contre le contrôle au faciès, à l’initiative de cette proposition, intervienne pour apporter clarté et précision au débat.
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