La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Douai a invalidé le refus de la juge d’instruction de procéder à la reconstitution, demandée par la famille de Lahoucine Aït Omghar, un Montignynois de 26 ans, tué de 5 balles tirées par des policiers dans le 28 mars 2013. Son frère, Hamid, membre du Collectif de familles de victimes au cours d’interpellations Urgence Notre Police Assassine, confiant, poursuit le combat.
Une étude menée au printemps 2012 auprès d’étudiants d’Île-de-France confirme que les contrôles d’identité ciblent davantage les étudiants « non-blancs ». Certains marqueurs vestimentaires – casquette, jogging et capuche – ont un impact tout aussi important.
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En France, les contrôles d’identité ne laissent aucune trace. Il est donc impossible de mesurer l’ampleur du phénomène du «contrôle au faciès». Zaman France publie un grand angle d’une pratique sous-estimée et mal connue dans l’Hexagone.
Des études ont démontré l’ampleur de ces contrôles effectués par la police, souvent sur la base de la couleur de peau ou de l’apparence. La justice va se prononcer sur la responsabilité éventuelle de l’Etat. Des associations militent pour l’instauration d’un récépissé de contrôle mais l’enjeu principal reste le changement de la législation et des mentalités au sein des forces de l’ordre, pour rendre les relations police-population moins conflictuelles.
La famille de Wissam El Yamini mort suite à une interpellation policière dans le désarroi face à un nouveau revers
Alors que le monde entier porte son attention les crimes policiers aux Etats-Unis et s’accorde pour dénoncer les dysfonctionnements systémiques au sein de la police américaine, les familles de victimes au cours d’interpellations en France essuient un nouveau revers. [Lire la suite…]