avr 2015 14

imagesUne étude menée au printemps 2012 auprès d’étudiants d’Île-de-France confirme que les contrôles d’identité ciblent davantage les étudiants « non-blancs ». Certains marqueurs vestimentaires – casquette, jogging et capuche – ont un impact tout aussi important.

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mar 2015 12

Dans la semaine menant au procès des policiers mis en cause dans la mort de Zyed et Bouna Traoré en 2005 à Clichy-Sous-Bois qui se déroulera à Rennes à partir du 16 mars prochain, des associations de quartiers populaires, de lutte contre les abus policiers, de lutte contre les discriminations, de familles de victimes décédées des suites d’une interpellation, et d’étudiants, de travailleurs sans papiers et de Droits de l’Homme se mobilisent pour ce qu’ils estiment être la dernière ligne droite pour la Justice dans une affaire qui a bouleversé toute une génération.

Elles se réuniront sur le Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro dimanche 15 mars, qui s’avère également être la journée mondiale contre les violences policières, pour montrer leur soutien, et rappeler que contrôles au faciès, violences verbales et physiques, mutilations par armes non létales et morts dans le cadre d’interpellation sont non seulement les suites logiques les unes des autres et monnaie courante en France, mais ne font pas, comme le rappelait le Défenseur des Droits récemment, l’objet de recours et condamnations suffisantes au regard du droit européen.

Plusieurs d’entre elles demandent aux parlementaires de saisir cette date historique pour enfin créer une commission parlementaire sur les dysfonctionnements au sein des forces de l’ordre, étudiant tous les processus de la chaîne, leurs conséquences et leurs solutions, du simple contrôle au faciès jusqu’aux morts ne faisant l’objet d’aucun procès, nourrissant un sentiment d’impunité policière en France, d’ailleurs dénoncéepar Amnesty International.

Prises de parole, lectures de poèmes, chorale gospel, die in, l’événement se veut solennel, fort et beau rassemblant tous ceux qui, parce qu’ils sont la cible d’abus policiers à cause de ce qu’ils sont à travers le monde, ou parce qu’ils y ont laissé des proches, s’identifient à Zyed, Bouna, et Muhittin – qui avait survécu au drame en 2005 – ainsi qu’à leurs familles.

En amont, les 12 et 13 mars, le Forum Interfac contre les Violences d’Etat organisera projections, débats, block party et concerts aux universités de Censier et de Tolbiac  à Paris. Le 14 mars, la famille Aït Omghar organisera une marche à Montigny en Gohellepour exiger la reconstitution de la mort de Lahoucine, tué de 5 balles devant chez lui sous prétexte qu’il menaçait la police avec des ciseaux. Le 14 mars au soir se dérouleront une projection en soutien du film « Qui a tué Ali Ziri ? », mort étouffé à 69 ans au cours d’un contrôle d’identité suivi d’un concert, organisés par le Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri à Saint-Denis.

Dans un contexte où la police bénéficie d’une confiance renouvelée de la part des français, les associations rappellent le caractère emblématique de l’affaire de Zyed et Bouna, qui, terrorisés à l’idée d’un simple contrôle d’identité, sont partis se réfugier dans un transformateur électrique, et y ont trouvé la mort, puisque plus de 15 familles par an perdentun proche dans le cadre d’une interpellation sans voir la justice.

Le Collectif Urgence Notre Police Assassine souligne que le Syndicat Alliance, qui avait exigé la fin de la protection de CharlieHebdo, demande chaque année plus d’armes et le droit à la présomption de légitime défense, alors que morts en service diminuent pendant que les morts des suites d’une interpellation augmentent, comme l’ont montré quelques affaires à résonnance médiatique telles que celles de Rémi Fraisse à Sivens, Bertrand-Bilal à Joué-les-Tours, ou Abdoulaye Camara au Havre fin 2014.

C’est en hommage à Zyed et Bouna qu’avait été lancée la web-série à succès Mon 1erContrôle d’identité par le Collectif contre Les Contrôles au Faciès en 2011, dans laquelle des rappeurs racontaient leur histoire et son impact sur leur rapport à la police, et diffusaient un numéro de SMS de recours. Celle-ci officialisait la campagne Stop le contrôle au faciès ! qui a abouti entre autres à la première plainte collective contre l’Etat pour contrôle au faciès, et quatre propositions de loi en faveur d’une remise de procès verbal pour les contrôles d’identité afin de mieux les comptabiliser, les évaluer, et les dénoncer en cas d’abus.

 

CONTACTS :

INFOS GENERALES: 06 98 97 28 54  

  • Sihame Assbague, 06 27 00 32 00Porte Parole des associations de Stop le Contrôle au Faciès
  • Amal Bentounsi, 06 60 19 53 98 Porte Parole d’Urgence notre Police Assassine & Stop le Contrôle au Faciès
  • Youssouf, 06 22 52 38 79 Porte Parole Ferguson in Paris & Stop le Contrôle au Faciès
  • Medy Bidagerne, 06 13 94 04 50 ACLEFEU, Au Delà des Mots (pour Zyed & Bouna) & Stop le Contrôle au Faciès
  • Elsa Ray / Samy Debah, 06 27 36 84 19 / 06 23 41 59 13, CCIF & Stop le Contrôle au Faciès
  • Samir Mile, 06 68 10 72 27, La Voix des Rroms & Stop le Contrôle au Faciès
  • Moussa Camara, 06 88 12 25 41, Agir Pour Réussir Cergy & Stop le Contrôle au Faciès
  • Damso, 06 12 84 56 01, Cité en Mouvement & Stop le Contrôle au Faciès
  • Farid Temsamani, 06 23 41 59 13, Banlieue + & Stop le Contrôle au Faciès


Collectif Contre le Contrôle au Faciès
Numéro SMS : 07 60 19 33 81
Site: www.stoplecontroleaufacies.fr
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fév 2015 25

Le 25 février 2015, à 14h au TGI de Paris se tiendra le procès en appel opposant le Ministère de l’intérieur aux treize citoyens qui, en 2012, l’avaient assigné en justice pour contrôle au faciès.

 
L’histoire de cette plainte historique contre l’État débute en 2011. Grâce à sa websérie « Mon 1er contrôle d’identité », le Collectif Stop le contrôle au faciès ! parvient à diffuser très largement un numéro vert destiné aux victimes d’abus policiers. Des milliers de français.e.s l’utiliseront, permettant de mesurer la gravité de la situation et les conséquences de ces abus sur les rapports police/citoyen.
En avril 2012, treize d’entre eux, soutenus entre autres par le Collectif et le Syndicat des Avocats de France, s’accordent pour déposer une plainte collective contre l’État. Déboutés en première instance, le 2 octobre 2013, au motif qu’ils n’ont pu apporter la preuve du comportement discriminatoire des policiers, ils décident de faire appel et de saisir le Défenseur des droits.
Dans ses conclusions rendues publiques le 3 février 2015, s’il s’abstient de se prononcer sur les faits, Jacques Toubon appelle, avec force et courage, les autorités à prendre des mesures concrètes “contre les risques d’abus et d’arbitraire”. Il revient notamment sur les nécessaires aménagement de la charge de la preuve et traçabilité, via le fameux récépissé, des contrôles d’identité. Cette décision et les préconisations de cet ancien Garde des Sceaux ont été saluées par l’ensemble des associations et partenaires du Collectif.
Cette nouvelle audience qui s’inscrit dans un climat tendu, où les dérives sécuritaires post-Charlie et les interrogations sur la capacité de notre pays à faire société égalitaire décuplent les crispations au sein de la population, sera particulièrement suivi, en France comme à l’étranger.
Pour les associations du Collectif, qui n’oublient pas les promesses non-tenues du Président de la République, ce procès en appel doit être l’occasion de remettre le sujet sur la table et de proposer des réformes politiques fermes et courageuses.

fév 2015 25

france-infoTreize personnes assignent à nouveau l’Etat en justice car elles estiment avoir été victime de contrôle « au faciès ». Le Défenseur des droits soutient leur dossier qui est examiné par la cour d’appel de Paris ce mercredi.

 

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France awaits landmark ruling on ‘racial profiling’ ID checks
fév 2015 25

guardianIn the wake of last month’s terror attacks, French people of ‘Muslim appearance’ complain of being arbitrarily stopped by police.

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fév 2015 25

indexNouvel épisode dans le procès historique opposant 13 victimes de contrôles au faciès au ministère de l’Intérieur et à l’Etat. Déboutés en 2013 faute d’avoir apporté la preuve d’un comportement discriminatoire de la part des policiers, les plaignants retourneront mercredi 25 février au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris, où se déroulera le procès en appel.

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